Objectif – explorer une thématique sur un week-end,
pour démarrer un projet personnel ou pour approfondir un travail en cours

Ces ateliers permettent de se consacrer, le temps d’un week-end, à l’expérimentation d’un type d’écriture spécifique (l’écriture au « je »), à la caractérisation et à l’articulation d’éléments clefs pour tout type de récit (les personnages, le contexte historique), à l’exploration des possibilités littéraires offertes par le voyage…

 samedi 22 et dimanche 23 janvier 2022 – Transmettre

Un week-end. Trois séances pour explorer ce désir éprouvé par la plupart des êtres vivants, « transmettre », que nous cherchons aussi à accomplir à travers nos entreprises d’écriture.

Il n’est pas nécessaire d’avoir réalisé de grandes choses, d’avoir pris part à des événements considérables ni affronté des drames terribles pour transmettre. Il suffit de vivre et d’avoir vécu.

« Beaucoup de petits riens laissent sans raison particulière une profonde empreinte dans le cœur des gens ordinaires comme nous ». Rao Pingru, Notre histoire. Meitang et Pingru, Seuil, 2017.

Rendre justice, faire revivre les morts, révéler les secrets : c’est le point de  départ de grandes oeuvres littéraires. Mais comment atteindre cet objectif de transmission ?  En s’attachant, certes, à établir les faits. Mais surtout en faisant résonner le sensible.

« Les morts font de ceux qui restent des fabricateurs de récits. (…) « Ceux qui restent » mènent ainsi de véritables enquêtes. (…) Et surtout, ils s’efforcent d’être à la hauteur de cette difficile épreuve que constitue celle de perdre quelqu’un – et d’apprendre à le retrouver ». Vinciane Despret, Au bonheur des morts, 2015.

La révélation de l’intime et de ses failles est un moteur puissant pour la création. Sa transmission suppose un dépassement de soi : entrer dans sa douleur singulière pour en exprimer sa part d’universel.

« Avoir une blessure n’implique pas qu’on doive l’écrire. Ça ne signifie même pas qu’on songe à l’écrire. Et je ne te parle pas de le pouvoir. Le temps est assassin ? Oui. Il crève en nous l’illusion que nos blessures sont uniques. Elles ne le sont pas. Aucune blessure n’est unique. Rien d’humain n’est unique. Tout devient affreusement commun dans le temps. Voilà l’impasse ; mais c’est dans cette impasse que la littérature a une chance de naître. » Mohamed Mbougar Sarr, La plus secrète mémoire des hommes, Philippe Rey/Jimsaan, 2021.

Horaires : 14h30-17h30 le samedi – 10h-17h le dimanche (repas pris sur place : apportez votre pique-nique!)

Lieu : 5 rue Nicolas Roret – 75013 Paris
(en cas d’absence de Paris, possibilité de suivre à distance par Zoom)

Tarif : 110 € l’atelier

Renseignements et inscriptions

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        [renseignements Week-end Paris]

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